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La dernière heure de Balzac - Marie-Louise Russo-Delattre

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La dernière heure de Balzac

La dernière heure de Balzac

 

Etendu dans son lit, fiévreux, comateux, incapable de bouger, de réfléchir même, il entend confusément un visiteur s’avancer dans la chambre puis lui parler. C’est Victor Hugo. Trop faible pour le recevoir dignement, il est obligé de rester alité. Il n’a plus la force de se relever. Perclus de douleurs, environné d’odeurs nauséabondes qui s’échappent de son corps, ce dernier ne lui appartient déjà plus. Il sait qu’il n’en a plus pour longtemps. Pourtant, il aurait tellement désiré terminer son Œuvre. Il ne lui restait plus que quelques ouvrages à finir d’écrire. Ils étaient déjà dans sa tête. Ses cent tomes auraient alors constitué sa suprême Comédie Humaine, son idéal, le rêve de toute sa vie…

 

Victor Hugo lui raconte les dernières nouvelles de la capitale, lui transmet l’amitié de Théophile Gautier, un des seuls littéraires qui ne lui aient jamais tourné le dos durant ses années de fuite, de dettes, d’errance commerciale, de perfidie en provenance de la presse. Il l’entend indistinctement. Oh, comme il aurait voulu lui démontrer sa gratitude, sa reconnaissance ! Délaissé à Paris, seul, abandonné même par sa femme, la Comtesse Hanska, partie rejoindre sa fille, il ne sait où, à courir les boutiques, les modistes, les endroits en vogue.

 

 

Un spasme le parcourt.

 

Il voudrait serrer la main de sa bien-aimée. Des regrets immenses le parcourent. Affligé, il n’aura pas réussi à se faire véritablement aimé de sa comtesse, elle qui s’en sera servi pour sa notoriété et par ennui en Ukraine, aux tout débuts de sa correspondance. Saura-t-il jamais qu’elle faisait écrire sa femme de chambre et qu’avec son mari d’alors, Vanceslas Hanski, ils se moquaient de lui ?

 

 

Pourtant, il aura fait transformer son hôtel parisien dans son intégralité afin de recevoir dignement sa future nouvelle épouse et pour ce, utilisé jusqu’au dernier de ses centimes. Il aura fait venir de magnifiques porcelaines, des antiquités, des tapis d’Orient. Rien n’était trop beau pour la plus belle des femmes ! Une onde terrible d’infinie tristesse s’empare de lui. Victor Hugo ne voit pas ses larmes. Elles sont intérieures. Si nombreuses ! Il a soudain l’impression que sa vie va s’arrêter à cet instant et qu’on le retrouvera bientôt, le cœur noyé dans ses pleurs.

 

 

Le père de Cosette n’entend pas non plus son cri de désespoir. Comment n’a-t-il jamais réussi à convaincre la bonne société de Paris qu’il était leur égal ? Que la particule qu’il s’était ajoutée aurait dû faire de lui leur pair ! Il les valait bien tous, il avait bien plus d’imagination que le Tout Paris, plus d’esprit que tous les bien-pensants de tous les salons réunis, plus d’espoir et de lumière dans le cœur que toutes les bonnes âmes charitables qui fréquentaient les églises. Sans se plaindre, il avait travaillé à la force de son poignet, dans le froid, le dos torturé, le ventre douloureux, la tête consumée. Tel un géant, il avait levé une armée de personnages, arrêté le temps, défié le néant. C’était un Dieu. Comment n’en avaient-ils pas conscience ?

 

 

Derniers regrets

 

Il songe alors à sa sœur chérie et à sa mère aimée. Elle n’avait pas été tendre avec lui mais avait su se racheter et lui démontrer son attachement tout en le protégeant dans ses dernières années. De cela, il l’en remerciait. Son esprit se laisse aller à Zulma, sa douce et fidèle amie. Combien d’heures passionnantes et passionnées n’avaient-ils pas passées ensemble, à correspondre et à s’entretenir ? Elle avait toujours su lui dire la vérité, celle sur son écriture d’abord, celle sur ses relations ensuite. De là, son cœur se porte naturellement sur Madame de Berny, son amour de toujours, la Divine, la Merveilleuse, la Mère, l’Amante, l’Amie. Victor Hugo voit un sourire s’esquisser sur les lèvres bleuies de Balzac. Il le pense à lui destiné. Le père de la Comédie prie secrètement afin que Laure reçoive son ultime baiser.

 

 

 

 

Le lendemain, on apprenait l’envol du Géant, parti retrouver sa « Dilecta »…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Portrait de Balzac par Louis Boulanger Faire sa connaissance

Portrait de Laure de Berny par Louis Auguste Lepère Voir ses oeuvres

Tableau : Hôtel de Balzac, ex rue Fortunée (aujourd’hui rue Balzac) par Victor Dargaud Voir une partie de son oeuvre

 

Marie-Louise Russo-Delattre

mlrussodel@yahoo.fr

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Sortie officielle le 5 décembre 2018
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Ecrit par Marie-Louise Russo-Delattre, écrivain et poète
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